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La couleur de la guerre

Une exposition aura lieu du 2 au 16 juin 2012 à Ranville au Memorial Pegasus et à la bibliothèque de Ranville.

Ranville est la première ville française à avoir été libérée de l’occupation nazie dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que des étrangers (130 000 anglais, américains, canadiens, européens, africains… ) et très peu de  français (180) ont risqué et parfois perdu leur vie pour libérer la France et l’Europe entière de la peste brune, dont le principal argument était la haine de l’étranger.

Alors si vous voulez réviser votre histoire, ou tout simplement vous rendre compte de ce qu’a été le sacrifice de ces hommes pour nous, visitez le Memorial Pegasus et allez voir l’exposition sur Guy de Montlaur.

Ranville se trouve entre Caen et Ouistreham. Pegasus Bridge se trouve entre Bénouville et Ranville.

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Gino Severini (2)

Dans une deuxième lettre écrite le 8 janvier 1948 Gino Severini raconte les polémiques avec la presse suisse après la réalisation de ses fresques à la chapelle des Capucins de Sion.

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Actus tragicus

D’après Jean Sébastien Bach :

Cantate 106 “ Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit - Actus Tragicus…”

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Gino Severini (1)

Comme je l’ai dit plus tôt, Gino Severini a eu une influence sur Guy de Montlaur. Ils se sont échangés une série de lettres entre 1947 et 1950. A cette époque Montlaur était en Amérique et Severini à Paris, en Italie et en Suisse.

Severini à Montlaur 17 avril 1947

Voici le style de  Montlaur à cette époque :

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Georges de Mandat Grancey

Georges de Mandat Grancey et Guy de Montlaur étaient amis.

J’avais un ami dans ma jeunesse. Nous ne parlions, tous les deux, jamais de choses importantes. Nous vivions seulement comme sur deux lignes parallèles. Nous faisions les mêmes bêtises. A 18 ans, il s’est suicidé en se tirant une balle de carabine dans le cœur. Il aimait entendre l’ouverture de « Fidelio », et le disque tournait sur le phonographe quand il s’est tué. Quelques semaines auparavant, j’avais tué une hirondelle avec la même carabine. Il m’avait dit : « Ça porte malheur ». Il n’a prévenu personne qu’il voulait mourir. Il est mort la nuit de Noël.

Maintenant, je comprends pourquoi nous ne parlions pas de choses importantes.

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