Et la peinture ?

Elle m’apparut comme le moyen justement de dire ces « choses importantes » dont nous ne pouvions parler. Ces choses ne peuvent être exprimées en langage clair. Elles sont proprement indicibles. Elles deviennent floues et finissent par s’évanouir à l’analyse.

On ne peut les évoquer que par allusion.

Exposition virtuelle

Sur la route, vers Sallenelles, un ami
Sur la route, vers Sallenelles, un ami
huile sur papier sur toile, 37 cm x 30,5 cm
Paris, avril 1969

Sur la route, vers Sallenelles, un ami

Dans les jours qui suivirent le débarquement de Normandie, le sergent de Montlaur et ses camarades du 1er BFMC (Bataillon de Fusiliers Marins Commandos appelé « Commando Kieffer ») participèrent à d’intenses et violents combats contre les troupes allemandes stationnées à proximité de Sallenelles et du Bois de Bavent au nord de l’Orne.

Le peintre ne pourrait être plus réaliste : l’impact de la balle ou d’un éclat d’obus en plein front, le sang qui a coulé de la blessure mortelle, l’aspect verdâtre, bleu et terreux du visage sont reproduits dans ce tableau dans toute leur horreur.

Pourquoi « un ami » ? L’homme a un béret, un béret vert de commando. C’est certainement un des camarades commando de Montlaur. Probablement l’un de ceux qui furent tués le 10 ou 11 juin autour d’Amfreville.

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Sélection

Oranges et bananes
Oranges et bananes
54 cm × 65 cm
Paris
La nuit des sens
La nuit des sens
65 cm × 92 cm
Nice 1952
La promesse des fleurs
La promesse des fleurs
73 cm × 92 cm
La nuit du 14 au 15 août
La nuit du 14 au 15 août
46 cm × 55 cm
Rotheneuf 1972

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