J’ai envie de crier : “Mais regardez donc ! Regardez le mystère ! Il vous crève les yeux !”
Et personne ne voit. Personne que moi.
Les gens voient des couleurs, des ombres, des lumières, des formes. Ils voient (que sais-je ?) peut-être la toile et les clous du châssis. Et moi, je ne comprends pas qu’ils ne puissent deviner toute la détresse qui est là, sous les yeux, comme elle était à la guerre : la clameur, la mort, l’amour, la trahison, le mensonge et la peur. Et beaucoup plus encore que je ne puis dire, mais que je sais faire.
Je dis bien : je sais faire.
| Date | Lieu et description |
|---|---|
2026 |
Journées Européennes du Patrimoine - 19 et 20 septembre 2026 Cathédrale de Maguelone 34750 Villeneuve-lès-Maguelone
Mater Dei février 1963 huile sur toile 73 x 60 |
Pour exposer les peintures de Guy de Montlaur : contactez-nous.
(Un jour de juin, tôt le matin)
Le tableau évoque le débarquement du sergent de Montlaur le matin du 6 juin 1944. Sa construction est très soignée, quasi géométrique . Le peintre utilise les diagonales pour figurer les chevaux de frises métalliques qui défendaient la plage. La peinture est dynamique : on imagine le soldat remontant la plage en courant, les balles ennemies frappant le sable autour de lui. On voit un tourbillon blanc symbolisant le mouvement, peut-être la chute d’un corps ou le souffle d’une explosion. Comme dans le tableau “Souvenir normand”, peint à quelques jours d’intervalles, les couleurs, vives, symbolisent le sang -rouge, le feu -jaune, le métal -noir.
Publié le 10/08/2026 par Michael — Divers
Aujourd’hui, 10 août 2026, cela fait 49 ans, au matin, j’étais avec lui à l’hôpital de Garches et je me demandais combien durerait l’agonie.
C’est le dernier mot de lui dont je me souviens.
Aujourd’hui je dois écrire un texte sur cette peinture qui ne plaira qu’à ceux qui la connaîtront déjà. Déjà, ça fait longtemps que je les connais toutes sans les connaître. C’est comme si je connaissais l’infini, ou rien.
Et le soir, car dans l’attente il faut bien continuer comme si… Le soir je festoyais avec de bons amis quand la nouvelle me surprit. Je le connaissais depuis déjà 25 ans et sa peinture me plaisait, déjà.
Bon voilà, mon texte est fait.
Déjà ?
Et il me plait.
C’est déjà ça.