Peintre du XXe siècle

Auto-portrait sans indulgence
Auto-portrait sans indulgence
huile, 36cm × 29cm
1969

À propos de Guy de Montlaur

J’ai envie de crier : “Mais regardez donc ! Regardez le mystère ! Il vous crève les yeux !”

Et personne ne voit. Personne que moi.

Les gens voient des couleurs, des ombres, des lumières, des formes. Ils voient (que sais-je ?) peut-être la toile et les clous du châssis. Et moi, je ne comprends pas qu’ils ne puissent deviner toute la détresse qui est là, sous les yeux, comme elle était à la guerre : la clameur, la mort, l’amour, la trahison, le mensonge et la peur. Et beaucoup plus encore que je ne puis dire, mais que je sais faire.

Je dis bien : je sais faire.

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Expositions en cours

Date Lieu et description

Exposition permanente

Musée Mémorial Pegasus (Ranville, Calvados)

Exposition permanente du tableau « Pegasus before landing »

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Expositions passées

Pegasus before landing
Pegasus before landing
huile, 81cm × 65cm
Fontainebleau, 1956

Sélection

Hommage à Kandinsky
Hommage à Kandinsky
195 cm × 114 cm
Nice
Sans titre
Sans titre
65 cm × 100 cm
Fontainebleau 1950
L’espoir a fui
L’espoir a fui
92.5 cm × 60 cm
Paris 1960
Souvenir normand
Souvenir normand
46 cm × 55 cm
1972

Découvrir sa peinture

Rétrospective

Arma virumque cano
Arma virumque cano
Huile sur toile, 92 cm x 73 cm
Paris, décembre 1975

Arma virumque cano

Montlaur reprend le premier vers de l’Énéide pour expliquer le sujet de sa peinture : il chante les faits d’arme du héros et son parcours après la guerre. Il n’y a pas, dans cette évocation, toute l’horreur du souvenir, pas de sang, peu de noir. Les couleurs, ici sont très inhabituelles, claires et vives et contrastent avec le brouillard vert et bleu du paysage. Au point focal de la peinture, on aperçoit une structure d’un jaune vif, solaire qui pourrait représenter Lavium, fondée par Énée l’ancêtre des jumeaux fondateurs de Rome.

Arma virumque cano, Troiae qui primus ab orisItaliam, fato profugus, Laviniaque venitlitora, multum ille et terris iactatus et altovi superum saevae memorem Iunonis ob iram;multa quoque et bello passus, dum conderet urbem,inferretque deos Latio, genus unde Latinum,Albanique patres, atque altae moenia Romae.

(Publii Vergili Maronis, Aeneidos liber primus, 1-7)

Je chante les combats, et ce héros, qui, longtemps jouet du Destin, aborda le premier des champs de Troie aux plaines d’Italus, aux rivages de Lavinie. Objet de la rigueur du Ciel et du long courroux de l’altière Junon, mille dangers l’assaillirent sur la terre et sur l’onde ; mille hasards éprouvèrent sa valeur, avant qu’il pût fonder son nouvel empire, et reposer enfin ses dieux au sein du Latium : du Latium, noble berceau des Latins, des monarques d’Albe, et de la superbe Rome.

(Virgile, Énéide, Chant 1-7)

(Traduction J.N.M. de Guerle., Delalain, 1825)

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Sur le Blog

La liberté qu'on espère rendre aux pères-peinards. Le sacrifice de George Gicquel

Il y a une chose parfaitement essentielle qu’il ne faudrait jamais oublier, même quand on parle d’une chose aussi dégoûtante qu’une guerre : c’est la liberté qu’on espère rendre aux pères-peinards et à leur infecte famille. Je sais que cette guerre, que je n’ai même pas faite pour “le bon motif”, n’a servi de rien. Ma seule fureur (c’est cela qui sert de courage à ceux qui n’en ont pas) m’a seulement fait remarquer que je ne trouvais pas à mon goût que des gens habillés en verdâtre, à 11h.00 du matin se promènent dans les Champs Élysées avec une musique (il faut être fritz pour ne pas se rendre compte qu’il arrive d’être ridicule) - cette musique comprenait deux “chapeaux chinois” : je ne sais pas si l’on sait ce qu’est un chapeau chinois - tant pis.

Je me suis dit qu’il fallait, le plus vite possible, quitter un pays si peureux.

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